Compartifs des offres d’hébergement web en Algérie
January 19th, 2010
Je voulais avoir une idée des offres d’hébergement web qu’il y avait actuellement en Algérie. Je devais faire une offre pour un client, et je me suis dit ça serait bien de voir ce que font les autres.
Alors les autres c’est la joie :) il y a des écarts importants entre les différents hébergeurs, faites bien attention.
Notez d’autre part qu’il n’ont pas tous le même sérieux, il parait que certains ne répondent pas au téléphone, même quand le serveur est en panne -comme par hasard-.
Selon ce qui est ressorti de cette étude, réalisée sur un échantillon (non représentatif) de 37 offres proposées par 17 hébergeurs, le moins cher est 1dzhost qui propose 10Go d’espace disque et 10 Go de bande passante à seulement 2000 DA, suivi de très près par dzsol; 1 Go d’espace disque pour 2000 DA également et dzairwebhosting qui en demande 300 de plus pour la même offre.
Le plus cher est hostumer, qui vous demande pas moins de 38.000 Da pour du 2Go en espace disque et 50 Go en bande passante ! tout aussi exagérée est l’offre de GS-Internet (2Go / 75 Go) à 36.000 Da. Explication possible : ces prix n’ont pas été revus depuis longtemps (site web non mis à jour).
L’offre qui semble la plus intéressante est de loin celle de cirtahosting, qui offre l’illimité (espace disque, bande passante, BDD, emails…) pour 5000 Da par an ! si mes intuitions s’avèrent correct, il se pourrait que ce soit la même équipe que celle qui animait le forum cirta que je cotyais en 2001 (le site existait peut être même avant !).
Le fichier peut être utilisé librement par toute personne et à toutes fins utiles. Les volontaires sont invités à compléter le fichier et à le redistribuer librement, pensez à m’en faire parvenir une copie, ça m’intéresse.
Il y a 3 feuilles dans le fichier : les offres classées par hébergeurs, par prix et par espace disque.
Il est aisé d’effectuer un tri des données sous openoffice ou excel : sélectionner toutes les cases (sauf la première ligne), puis allez dans Données > Trier (Data > sort). Choisissez ensuite la colonne suivant laquelle vous voulez trier.
Télécharger le fichier
Quelques liens trouvés sur forumdz
Classement des hébergeurs par parts de marché
Avez-vous déjà pris un hébergement DZ ? qu’en avez-vous pensé ? que pensez-vous de ces offres ?
CNet’s Startup Tips (2007)
May 13th, 2009
Not very up-to-date, but the advices are still valid. I found this document while reading simple entrepneur blog, a french blog that tells the story of the creation of a webservice called loomiz, but it is mainly about advices on the creation of a web startup.
O, did I say I was fan of mind maps ?
Idées pour startups
June 28th, 2008
J’ai été surpris de voir qu’il n’y avait apparemment aucune traduction en français de l’article “Ideas for startups” de Paul Graham. J’ai donc décidé d’en faire une à ma sauce : j’ai délibérément supprimé certains passages et légèrement revu le style d’autres passages pour qu’il soit plus expressifs en français.
Ce qui se trouve entre accolades {} sont des notes personnelles.
Ce qui se trouve entre crochets [] sont les notes de Paul Graham.
Le texte commence après cette ligne
Octobre 2005(Cet essai est dérivé d’une conférence donnée lors du 2005 Startup School)Comment avoir de bonnes idées de startups ? C’est probablement la question numéro un que les gens me posent.J’aimerai répondre par une autre question : pourquoi les gens pensent que c’est difficile de trouver des idées de startups ?
Ça doit sembler stupide de demander ça. Pourquoi ils pensent que c’est si difficile ? Si les gens ne peuvent pas en trouver, c’est que ça doit être dur pour eux, pas vrai ?
Eh bien, peut être pas. Ce que les gens disent en général ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas trouver des idées, mais qu’ils n’en ont aucune. Ce n’est pas vraiment la même chose. Il se peut que la raison pour laquelle ils ne trouvent aucune idée c’est qu’ils n’ont pas essayé d’en générer.
Je pense que c’est souvent le cas. Je pense que les gens croient que trouver des idées de startup est vraiment difficile — que ça doit être vraiment difficile — alors ils n’essayent même pas. Ils assument que les idées sont comme les miracles : soient ils surgissent dans votre esprit, soit rien.
J’ai aussi une théorie qui pourrait expliquer pourquoi les gens pensent ça. Ils sur-évaluent les idées. Ils pensent que créer une startup est juste une affaire d’implémentation d’une fabuleuse idée de départ. Et puisque une startup qui connaitra le succès est une startup qui vaut un million de dollars, une bonne idée est une idée qui vaut un million de dollars.
Si trouver une idée de startup égale trouver une idée à un million de dollars, alors bien sûre ça va paraître difficile. Tellement difficile que ça ne vaut même pas le coup d’essayer. Nos instincts nous disent que quelque d’aussi chère n’est pas là à attendre que quelqu’un vienne le découvrir.
En réalité, les idées de startup ne sont pas des idées à un million de dollars, et voici une expérience que vous pouvez essayer pour vous le prouver : essayer d’en vendre une. Rien n’évolue aussi vite que les marchés. Le fait qu’il n’y a pas de marchés pour les idées de startup suggère qu’il n’y y a pas de demande. Ce qui veut dire, si on va plus loin, que les idées de startups sont sans valeurs.
Questions
Le fait est que la majorité de startups finissent par dévier complètement de l’idée initiale. Il serait plus exacte de dire que la valeur essentielle de votre idée initiale est que, dans le processus de découverte de sa non consistance, vous arriverez à votre vraie idée.L’idée initiale est juste un point de départ — pas un plan, mais une question. Elles peuvent être d’une plus grande aide si elles étaient exprimées de cette manière. Au lieu de dire que votre idée est de faire un outil de gestion de feuille de calcul collaboratif en ligne, dîtes plutôt : est-ce qu’il est possible de faire un outil de gestion feuille de calcul collaboratif en ligne ? quelques ajustements grammaticaux et une idée incomplète devient une question prometteuse à explorer !Il y a une vrai différence, parce qu’une assertion provoque des objections qu’une question ne provoque pas. Si vous dîtes : je vais créer une outil de feuille de calcul en ligne, les critiques — les plus dangereuses sont dans votre propre esprit — vont immédiatement répondre que vous allez entrer en compétition avec Microsoft, que vous ne pouvez pas donner aux gens le type d’UI qu’ils attendent, que les utilisateurs ne voudront pas avoir leur données sur vos serveurs, etc.Une question ne paraît pas aussi défiante. Ça devient : essayons de faire une feuille de calcule en ligne et voyons jusqu’où nous pouvons aller. Et tout le monde sait que si vous essayez de faire ça vous seriez capable de faire quelque chose d’utile. Peut être que ce que vous aurez finalement réalisé ne sera même plus une feuille de calcul. Peut-être que ça sera quelque chose qui ressemblera à une nouvelle feuille de calcul collaborative en ligne qui n’a pas encore de nom. Vous n’auriez même pas pensé à ça si vous ne l’aviez pas implémenté à votre manière dans cette direction.
Traiter une idée de startup comme une question va changer ce que vous êtes en train de chercher. Si une idée est un plan, elle doit être juste. Mais si c’est une question, elle peut être fausse, pour peu qu’elle donne vers de nouvelles idées.
Une façon pour une idée d’être fausse et avoir de la valeur est qu’elle soit une solution partielle. Quand quelqu’un travail sur un problème qui paraît trop gros, je demande toujours : y a-t-il un moyen de réduire le problème à un plus petit sous-ensemble, puis de partir de là en étendant au reste du problème ? ceci va généralement marcher, sauf si vous êtes coincé dans un maximum local, comme dans l’ancienne IA des années 80, ou le C.
Contre le vent
Jusque là nous avons simplifié le problème depuis penser à une idée à 1 million de dollars à penser à une question erronée. Ça ne parait pas si dure, n’est-ce pas ?Pour générer ce genre de question, vous avez besoin de deux choses : être familier des nouvelles technologies prometteuses, et avoir le bon type d’amis. Les nouvelles technologies sont les ingrédients dont les startups sont faites, et les conversations avec les amis sont la cuisine où ils sont préparés et cuisinés.Les universités ont les deux, c’est pourquoi elles sont à l’origine de tant de startups. Elles sont remplies de nouvelles technologies, parce qu’elles produisent de la recherche, et seulement ce qui est nouveau compte pour de la recherche. Et puis elles sont pleines de ce type de personnes avec qui on peut avoir des idées : les autres étudiants qui, non seulement sont intelligents, mais qui en plus ont des esprits assez perméables aux fautes.L’extrême opposé serait un job bien payé mais ennuyant dans une grande entreprise. Les grandes entreprises sont biaisées par rapport aux nouvelles technologies, et les gens que vous y rencontrez peuvent aussi ne pas être les bons.
Dans un essai que j’ai écrit pour des lycéens, j’ai dit qu’une bonne règle de base serait de rester face au vent — de travailler sur des choses qui maximise vos futures options.
Je ne pense pas que les gens réalisent consciemment ça mais si des jobs à la mode comme tripatouiller de Java pour une banque paye si bien c’est précisément parce qu’ils sont à la mode. Le prix de marché pour ce type de job est plus élevé parce que ça vous laisse moins d’options pour le future. Un job qui vous permet de travailler sur des nouvelles technos excitantes tends à payer moins, parce qu’une part des compensations prends forme dans les nouvelles habilités que vous allez acquérir.
Grad school se trouve à l’autre bout du spectre du job de codeur dans une grande entreprise : la paye est plus basse mais vous passez le plus gros de votre temps à travailler sur de nouvelles choses. Et bien sûre ça s’appelle “school”, pour que ce soit claire pour tout le monde, même si en fait tous les jobs ont un pourcentage de “school”.
Le bon environnement pour avoir des idées de startup n’est pas forcément une université en soi. Il faut juste que ce soit un endroit avec un large pourcentage d’écoles.
C’est évident de savoir pourquoi vous devez vous exposer aux nouvelles technologies, mais pourquoi avez-vous besoin d’autres gens ? ne pouvez-vous pas penser à de nouvelles idées par vous-même ? La réponse empirique est : non. Même Einstein avait besoin d’autres gens pour jouer avec des idées. Les idées se développent dans le processus de leurs explication aux bonnes personnes. Vous avez besoin de cette résistance, tout comme un sculpteur a besoin de la résistance du bois.
C’est une des raisons pour lesquelles Y Combinator n’investit pas dans les startups avec un seul fondateur. Pratiquement n’importe quelle société à succès en a au moins deux. Et parce que les fondateurs de startups travaillent sous une grosse pression, c’est critique qu’ils soient amis.
Je ne l’ai pas réalisé jusqu’à ce que j’ai écrit ça, mais cela peut aider à expliquer pourquoi il y a si peu de startups fondées par des femmes. Je lis sur Internet (donc ça doit être vrai) que seulement 1,7% des startups soutenues par des VC sont fondées par des femmes. Le pourcentage de femmes hackers est faible, mais pas autant, alors pourquoi cet écart ?
Quand vous réalisez que les startups à succès sont fondées par des personnes qui étaient déjà amis, une explication possible émerge. Les meilleurs amis sont souvent du même sexe, et si un groupe est une minorité dans un certaine population, alors les paires sont des minorités au carré.
Gribouillage
Ce que ces groupes de co-fondateurs font ensemble est plus que s’asseoir sur une chaise et essayer de penser à des idées. Je suspecte que le plan qui marche le mieux est le sandwich ensemble-seul-ensemble. Ensemble vous parlez d’un problème difficile, probablement sans que ça vous ne mène nul part. Puis, le jour d’après, l’un de vous a une idée sous la douche qui permet de le résoudre. Il se presse d’aller le dire aux autres et ensemble ils essayent d’affiner les détails.Que se passe-t-il dans cette douche ? il me semblerait que les idées surgissent dans ma tête. Mais peut-on en dire plus ?Prendre une douche est une forme de méditation. Vous être conscient, mais il n’y a rien pour vous distraire. C’est dans une situation comme ça, où votre esprit est libre de flâner, qu’il rencontre de nouvelles idées.Que se passe-t-il quand votre esprit se promène ? C’est peut être comme du gribouillage. La plus part des gens ont des gribouillis très caractéristiques. Cette habitude est inconsciente, mais pas aléatoire : Je trouve que mes gribouillis ont changé après avoir étudié la peinture. J’ai commencé à faire ce genre de gestures que je ferais si je paignais pour de vrai. C’était des atomes de dessin, mais arrangés de façons aléatoire. [1]
Peut-être que laisser votre esprit vagabonder est comme gribouiller avec des idées. Vous avez certaines gestures mentales que vous avez appris au travail, et quand vous ne faites pas attention, vous continuez à faire ces mêmes gestures, mais aléatoirement. Au fond, vous appelez les mêmes fonctions avec des arguments aléatoires. C’est ce qu’est une métaphore : une fonction appliquée à un argument du mauvais type.
Fortunément, pendant que j’écrivais ceci, mon esprit flânait : serait-il intéressant d’avoir des métaphores dans un langage de programmation ? Je ne sais pas. Je n’ai pas le temps de penser à ça. {Note perso : le polymorphisme est-il un type de métaphore ?} Mais c’est convenable parce que c’est un exemple de ce que j’appelle les habitudes mentales. Je passe beaucoup de temps à réfléchir à la conception de langages, et mon habitude de poser la question “est-ce que X serait utile dans un langage de programmation” a été invoquée.
Si de nouvelles idées surgissent comme des gribouillis, ceci pourrait expliquer pourquoi vous devez travailler sur un sujet pendant un certain temps avant d’en avoir une. Ce n’est pas parce que avant de pouvoir juger une idée vous devez d’abord être un expert en la matière. Vous n’allez même pas générez d’idées parce que vous n’avez pas d’habitudes mentales à invoquer.
Bien entendu les habitudes mentales que vous invoquez dans un domaine ne doivent pas obligatoirement être dérivées du travail dans ce domaine. En fait, c’est souvent mieux si elles ne le sont pas. Vous n’êtes pas seulement en train de chercher de nouvelles idées, mais de nouvelles bonnes idées, et vous avez de meilleur chances de les générer si vous combinez des choses de domaines éloignés. En tant que hackers, une de nos habitudes mentales est de poser la question est-ce qu’on peut rendre x open source ? Par exemple, et si on faisait un système d’exploitation open source ? Une bonne idée, mais pas vraiment nouvelle. Par contre si vous posez la question pouvez-vous faire une play open source ? vous pourriez être sur un bon fil.
Est-ce qu’il y a un genre de travail qui soit meilleur source d’habitudes mentales que d’autres ? Je suspecte que les domaines difficiles pourraient être de meilleurs sources, car pour attaquer des problèmes difficiles vous devez utiliser de puissants solvants. Je trouve que les maths sont une bonne source de métaphores — assez bonne qu’elles valent la peine d’être étudiées juste pour ça. Les domaines qui sont en relations sont aussi de bonnes sources, spécifiquement quand ils sont reliés de manière inattendue. Tout le monde sait que l’informatique et l’électronique sont reliés, mais c’est précisément parce que tout le monde le sait, importer des idées de l’un vers l’autre ne génère pas de gros profits. C’est comme importer quelque chose du Wisconsin vers le Michigan. Alors que le hacking et la peinture sont aussi reliés, dans le sens où hacker et peintre sont tous les deux des créateurs, et cette source de nouvelles idées est pratiquement un territoire vièrge.
Problèmes
En théorie vous pouvez coller des idées aléatoirement et voir ce que vous pouvez en obtenir. Est-ce que ça serait utile d’avoir un livre automatique ? Pouvez-vous convertir les théorèmes en commodités ? Quand vous assemblez les idées aléatoirement comme ça, elles peuvent non seulement être stupides, mais de plus sémantiquement mal formées. Qu’est-ce que ça voudrait bien dire de transformer les théorèmes en commodités ? Vous m’avez eu là dessus. Je n’ai pas réfléchi à cette idée, juste à son nom.Vous pourriez arriver à quelque chose d’utile de cette façon, mais je n’ai jamais réussi. C’est comme le fait de savoir qu’il y a une merveilleuse sculpture cachée à l’intérieur d’un bloc de marbre, et que tout ce que vous avez à faire est d’enlever le marbre qui n’en fait pas parti. C’est une réflexion encourageante, parce que ça vous rappelle qu’il y a une réponse, mais ce n’est pas très utilisé en pratique parce que le domaine de recherche est trop grand.Je trouve que pour trouver de bonnes idées je dois travailler sur un certain problème. Vous ne pouvez pas commencer par l’aléatoire. Vous devez commencer par un problème, et laissez votre esprit s’évader assez loin pour que les nouvelles idées se forment.D’une certain façon, il est plus facile de voir les problèmes que de voir leurs solutions. La majorité des gens préfèrent rester dans le déni en face des problèmes. La raison est évidente : les problèmes sont irritants. Ce sont des problèmes ! Imaginez si les gens de 1700 voyaient leur vie comme nous la voyons. Ça aurait été insupportable. Ce déni est une force si puissante que, même si ils sont présentés avec des solutions, les gens préfèrent croire qu’elles ne marchent pas.
J’ai vu ce phénomène quand j’ai travaillé sur les filtres anti-spam. En 2002, la majorité des gens préféraient ignorer les spams. et la majorité des autres préféraient croire que les filtres heuristiques qui existaient à l’époque étaient ce qu’on pouvait faire de mieux en la matière.
Je trouvais que le spam était intolérable, et j’ai senti qu’il était possible de les reconnaître de manière statistique. Et il s’est avéré que c’était tout ce dont vous aviez besoin pour résoudre le problème. L’algorithme que j’ai utilisé était ridiculeusement simple. N’importe quelle personne qui aurait réellement essayé de résoudre le problème l’aurait trouvé. C’est juste que personne n’a jamais vraiment essayé de le résoudre. [2]
Laissez-moi reprendre la recette : trouver que le problème est intolérable et sentir qu’il était possible de le résoudre. Aussi simple que ça le paraisse, c’est la recette de beaucoup de d’idées de startups.
Richesse
Tout ce que j’ai dit jusqu’ici s’applique aux idées en générale. Qu’est-ce qui est spécifique aux idées de startups ? Les idées de startups sont des idées pour des entreprises, et les entreprises doivent faire de l’argent. Et le moyen de se faire de l’argent c’est de faire ce que les gens veulent.La richesse est ce que veulent les gens. Je ne le dis pas comme une sorte de proposition philosophique. Je le dis comme une tautologie.Donc une idée pour startup est une idée pour quelque chose que les gens veulent. N’importe quelle bonne idée ne plairait-elle pas aux gens ? malheureusement non. Je pense que les nouveaux théorèmes sont une bonne choses à créer, mais il n’y en a pas une grosse demande. Il y a au contraire une grande demande de magasine de potins de célébrités. La richesse est définie de manière démocratique. Bonnes idées et idées qui ont de la valeurs n’est pas vraiment la même chose; la différence réside dans les goûts individuels de chacun.Mais les idées qui ont de la valeurs sont très proches des bonnes idées, surtout en technologie. Je pense qu’elles sont si proches qu’on peut s’en sortir en travaillant comme si le but était de trouver de bonnes idées pour autant qu’à la dernière étape on s’arrête et on se demande : est-ce que les gens vont payer pour ça ? peu d’idées arriveront jusqu’à ce stade pour se faire abattre ensuite. Les calculatrices NPI(RPN) sont un bon exemple.
Une façon de faire ce que les gens veulent est de voir ce que les gens utilisent en ce moment alors que ça ne marche pas bien. Bien sûre, Windows reste le meilleur exemple de ce qui ne marche pas bien dans la vie d’un utilisateur moyen d’ordinateur. Mais ceci est un cas spéciale. Vous ne pouvez pas vaincre un monopole en faisant une attaque de front. Windows peut et va être détrôné, mais pas en offrant aux gens un meilleur OS de bureau. Le moyen de le tuer et de redéfinir le problème comme un sur-ensemble de l’ensemble actuel. Le problème n’est pas : quel système d’exploitation les gens devraient utiliser sur leur ordinateur de bureau ? mais comment les gens devraient utiliser les applications ? Il y a des réponses à ces questions où l’ordinateur de bureau n’entre même pas en considération.
Tout le monde penses que Google va résoudre ce problème {1}, mais c’est un problème bien subtile, si subtile qu’une grosse entreprise comme google pourrait bien se tromper. Je pense que les chances sont meilleurs que 50-50 que le tueur de Windows — ou plus précisément, le transcendeur de Windows — viendra d’une petite startup.
Une autre manière classique de faire ce que les gens veulent est de prendre un objet de luxe et le rendre commodité. Les gens doivent vouloir quelque chose s’ils payent chère pour. Et c’est un produit très rare dont les coût ne peuvent être réduits significativement si vous essayiez.
C’était le plan de Henry Ford. Il a fait des voitures, qui étaient un objet de luxe qu’il a transformé en commodité. Mais l’idée est bien plus vieille que Henry Ford. Les moulins à eau ont transformer le luxe de l’énergie mécanique en commodité, et étaient utilisées dans l’empire romain.
Quand vous rendez quelque chose moins chère, vous pouvez en vendre plus. Mais si vous faites quelque chose de dramatiquement moins chère cela vous aurez certainement un changement qualitatif, parce que les gens vont commencer à l’utiliser autrement. Par exemple, une fois que les ordinateurs seront tellement abordables que n’importe qui peut s’en procurer, ils seront utilisés comme un outil de communication.
Souvent pour rendre quelque chose dramatiquement moins chère vous devez redéfinir le problème. La Ford T n’avait pas toutes les options que les précédentes voitures avaient. Elle était disponible uniquement en noir par exemple. Mais elle a résolu le problème qui importait le plus aux gens : se déplacer d’un endroit à un autre.
Une des habitudes mentales les plus utiles que j’ai appris de Michael Rabin : souvent, la meilleur façon de résoudre le problème est de le redéfinir autrement. Beaucoup de personnes utilisent cette technique inconsciemment, mais Rabin était spectaculairement explicite. Tu as besoin d’un plus grand nombre premier ? Ceux là sont plus chères. Et si je te donnais un grand chiffre qui n’a que 10 puissance -100 chances de ne pas être premier ? est-ce suffisant ? hé bien, probablement. Je veux dire, c’est probablement plus petit que ce que je peux imaginer en tout cas.
Redéfinir un problème est une heuristique particulièrement juteuse que vous avez des compétiteurs, parce que c’est si difficile pour des gens qui ont un esprit rigide. Vous pouvez travailler au vu et su de tout le monde sans qu’ils réalisent le danger. Ne vous en faites pas pour nous. Nous travaillons juste sur de la recherche. Faites seulement une chose et faites-la bien, telle est notre devise.
Rendre une chose moins chère est un sous-ensemble d’un technique plus générale : rendre les choses plus faciles. Pendant longtemps c’était “rendre les choses simples”, mais maintenant que nous construisons des choses de plus en plus compliquées, c’est devenu “rendre les choses simples à utiliser”.
C’est un domaine où il y a de quoi faire pour améliorer l’existant. Ce que vous avez envide de dire d’une technologie c’est : ça marche. Est-ce que vous dites souvent ça de nos jours ?
La simplicité requiert de l’effort — du génie même. Le programmeur moyen tends à faire une UI qui semble être presque volontairement mauvaise. J’essayais d’utiliser la cuisinière de ma mère il y a deux semaines. C’était un nouveau modèle avec un écran LCD et des boutons. J’ai essayé d’appuyer sur quelques boutons qui je pensais allaient chauffer le four, et vous ce que ça m’a dit ? ‘Err’. Même pas ‘Erreur’. ‘Err’. Vous ne pouvez pas dire juste ‘Err’ à un utilisateur de cuisinière. Vous devriez concevoir votre UI de manière à ce que les erreurs soient impossibles. Et ces crétins qui ont conçu cette cuisinière avaient même un exemple d’UI pour s’en inspirer : les veilles cuisinières. Vous tournez un bouton pour définir la température et un autre pour le programmateur. Où est le problème ? ça marchait.
Il semblerait que, pour l’ingénieur moyen, plus d’options veut simplement dire plus de cordes pour vous pendre. Donc si vous voulez lancer une startup, vous pouvez prendre n’importe quelle techno existante produite par une grosse entreprise et assumer que vous pouvez faire quelque chose de beaucoup plus facile à utiliser.
Concevoir pour le bout de course
Le succès pour une startup égale à peu près se faire racheter. Vous devez avoir une sorte de stratégie de sortie, parce que vous ne pouvez pas avoir les gens les plus intelligents travailler pour vous sans leur donner des options qui valent quelque chose. Ce qui veut dire soit se faire racheter soit entrer en bourse, et le nombre de startups cotées en bourse est très petit.Si le succès veut probablement dire se faire racheter, devriez-vous faire le choix conscient d’en faire un but ? l’ancienne réponse était non : vous étiez supposé prétendre créer une gigantesque entreprise et paraître surpris quand quelqu’un vous fait une offre. Vraiment ? vous voulez nous acheter ? Eh bien, je pense qu’on peut s’arranger, si on obtient le bon prix.Je pense que les choses sont en train de changer. Si 98% du temps succès veut dire se faire racheter, pourquoi ne pas être ouvert à ça ? si 98% vous faites du développement sur spécs pour une grosse entreprise, pourquoi ne pas le voir comme votre tâche ? Un avantage à cette approche c’est que ça vous donne une nouvelle source d’idées : observez les grandes entreprises, demandez-vous ce qu’elles devraient faire, et faites le vous même. Même s’ils l’apprennent, vous aurez probablement fini plus rapidement.Assurez-vous simplement de faire quelque chose qui intéresserait plusieurs acquéreurs. Ne réparez pas Windows, parce que le seul acquéreur serait Microsoft, et quand il y a un seul acquéreur, ils n’ont pas à se presser. Ils peuvent prendre leur temps et vous copier au lieu de vous racheter. Si vous voulez avoir le prix de marché, travaillez là où il y a de la compétition.
Si un nombre croissant de startup font du développement sur spécs, ça serait un contre-poids naturel aux monopoles. Une fois qu’un type de technologie est capturé par un monopole, elle va évoluer au rythme des grandes entreprises au lieu du rythme des startup, là où les alternatives vont évoluer avec une vitesse spécifique. Un marché libre interprete le monopole comme un dommage à contourner.
La route de Woz
La façon la plus productive de générer des idées de startups est aussi celle à laquelle on s’attend le moins : par accident. Si vous regardez comment les plus fameuses startups ont commencé, une bonne partie d’entre elles n’étaient pas supposées être des startups. Lotus a commencé en tant qu’un programme écrit par Mitch Kapor pour un copain. Apple à commencer parce que Steve Wozniak voulait faire des micro-ordinateurs et que l’entreprise pour laquelle il travaillait, hewlette-packard, ne le laissait pas faire ça au boulot. Yahoo (sic) a commencé en tant que collection de liens personnels de David Filo.Ce n’est pas la seule façon de lancer des startups. Vous pouvez vous assoire et réfléchir consciemment à une idée de création d’entreprise; ce que nous avons fait. Mais comparée à toute la daube qu’il y a sur le marché, le modèle fais-le-pour-toi-même pourrait être plus fructueux. C’est certainement la façon la plus amusant d’avoir des idées de startups. Et puisque les startups devraient avoir plusieurs fondateurs qui étaient amis avant de lancer la startup, la conclusion plutôt surprenante est que la meilleur façon de générer des idées de startups est de faire ce que les hackers font pour s’amuser : coder des hacks amusants avec les copains.Il semblerait que c’est en violation d’une certaine loi de conservation mais voilà tout : la meilleur façon d’avoir une idée à 1 millions de dollars et de faire ce que les hackers aiment faire.
[1] Un bon nombre d’expressionnisme abstrait calssic est du griboulli de ce type : les artists ont appris à peindre la vie en utilisant les même gestures mais sans les utiliser pour représenter quelque chose de particulier. Ça explique pourquoi de telles peintures sont légèrement plus intéressantes que les touches aléatoires.
[2] Bill Yerazunis a résolu le problème mais en choisissant un autre chemin. Il a fait un si bon classificateur de document que ça marchait même pour le spam.
{1} http://www.kottke.org/04/04/google-operating-system
How IT projects are managed
June 5th, 2008
Today, I cam across this wired article on nichegeek. (Man, making plastic wishbones ?)
http://www.nichegeek.com/10_totally_stupid_online_business_ideas_that_made_someone_rich






























